“…you can hear whatever you want to hear in it, in a way that’s personal to you.”

James Vincent MCMORROW

Qualités de la musique

soigné (76) intense (75) groovy (69) Doux-amer (60) ludique (59) poignant (59) envoûtant (54) entraînant (53) original (52) lyrique (48) communicatif (47) onirique (47) sombre (47) sensible (45) audacieux (44) pénétrant (44) élégant (44) apaisé (42) attachant (40) hypnotique (40) lucide (39) vintage (38) engagé (35) intemporel (31) Romantique (29) Expérimental (28) efficace (28) frais (27) intimiste (27) orchestral (27) spontané (27) fait main (26) rugueux (26) contemplatif (24) funky (23) varié (23) extravagant (21) nocturne (20) puissant (20) sensuel (18) inquiétant (15) lourd (15) Ambigu (10) heureux (10) épique (10) culte (8) naturel (3)

Genres de musique

Trip Tips - Fanzine musical !

mercredi 29 avril 2015

MOHAMED ABOZEKRY & HEEJAZ EXTENDED - Ring Road (2015)




O
ludique, audacieux, 
jazz

Le oud, sorte de luth Egyptien, est un instrument dont la sonorité est à mi-chemin entre un luth indien et une guitare sèche amplifiée. Onze cordes puissantes, qui évoquent aussi les mystères de la harpe et qui font merveille combinés ici à un combo jazz comprenant notamment un piano profond, et saxophone mélancolique. Ring Road évoque la traversée des souks, les villes d'Orient fourmillant d'activité humaine, où chaque scène urbaine en cache une autre. Pour son ambition, Mohamed Abozekry, surnommé le prodigue du oud avant même d'avoir atteint 20 ans, sera taxé de fiévreux, d'empressé, ou de vouloir trop en faire, en combinant les traditions égyptiennes tout en déployant des transes qui en veulent à Coltrane (John, ou plutôt Alice ?). Transit est envoûtante, dans une construction filant la phrase mélodie jusqu'à la fin, reprenant la mélancolie là où elle a été laissé en suspends pour se lancer dans une course effrénée. Le tempo accélère encore sur Poisson Rouge. On pense parfois aux scènes les plus élégantes d'un film noir. Un album pour les amateurs de notes et de mélodies qui fleurissent, comme celle au bout de trois minutes sur Serague, entre deux rives contemplatives. Sabir est plus enlevée, entraînant une conversation où la contrebasse devient particulièrement savoureuse. Là, on est dans le jeu et le plaisir musicien à l'état pur, approchant le free-jazz, alors que se dessinait ailleurs la possibilité d'un mambo et le dialogue des cultures méditerranéennes.  

lundi 27 avril 2015

JIMBO MATHUS & THE TRI STATE COALITION - White Buffalo (2013)






Chronique extraite d'un futur article sur Jimbo Mathus. (Trip Tips 26)

OO
intense, varié
country, blues rock, rock n' roll

En choisissant les dix chansons qui constituent White Buffalo (2013), Mathus se comporte exactement comme le jeune homme qu'il fut, sur le point de se rendre pour la première fois au festival folk de Mountain View, dans le nord de l'Arkansas, un lieu réputé pour préserver l'héritage musical des Ozark Mountains. Pour info, le comté de Stone County est un 'dry county' – toute vente de boisson alcoolisée est interdite. Drôle d'endroit pour un festival, et les subtilités des lois locales devaient ajouter à l'ambiance si particulière du lieu. Une matriarche se souvient d'un 'petit garçon maigrelet qui s'est hissé sur une souche et a joué Fox on the Run (une chanson composée par le groupe anglais Manfred Mann en 1968 et reprise par le chanteur country Tom T Hall). L'année suivante, il revint avec beaucoup d'autres chansons.
De l’aveu de Jimbo Mathus, White Buffalo marquait un nouveau départ dans sa carrière déjà riche en sauts d'écureuil et grimpées le long des branches. C'est l'album qui a révélé Mathus à un plus large public à l'approche de la cinquantaine, et qui marque le début de sa collaboration avec Eric "Roscoe" Ambel, dont le rôle auprès des fougueux musiciens du Tri State Coalition ressemble à celui d'un rider en peine épreuve de rodéo. En proposant Eric Carlton aux claviers, il a nuancé un son jusque là dominé par la guitare télécaster.

Parfois, comme sur la chanson titre, c'est l'occasion de tout lâcher, en apparence ; mais on se rend compte que l'ensemble de l'album est ciselé et ne dure d'ailleurs pas plus longtemps qu'un disque des Stones ou des Beatles sorti en 1963. Tout l'art de Mathus est de quand même ménager des moments d'émotion et, presque, de recueillement puisqu'il tenait à ce qu'il y ait de nombreuses harmonies sur cet album. Tous les sentiments attrapés là, observations culturelles et mythologies inabouties, sont dépeintes avec la nervosité de phrases simples et de métaphores simplistes, comme cette assertions que cette femme 'aurait du être un diamant' sur Poor Lost Souls (à ne pas confondre avec la chanson du fabuleux James McMurtry). Cette métaphore reviendra dans Shine Like a Diamond, une merveilleuse chanson pop, l'année suivante. Mais c'est celle du jardin d'Eden sur In the Garden qui laisse plus dubitatif et qui force, dès le départ, à entrer dans le jeu de la facilité lyrique soulignée de bienveillance propre à Mathus. Il faut reconnaître que la légèreté et la candeur sont partout parfaitement dosées. 

jeudi 16 avril 2015

JAMES HARMAN - Bonetime (2015)





OOO

entraînant, élégant
blues, swamp blues, rythm and blues

Bourré d'intelligence, de sensualité, de vitalité Bonetime de James Harman pourrait bien être mon album de blues de l'année 2015. Catégorie Côte Ouest, en tout cas. Celui qui a éveillé la californienne Candye Kane à la bonne musique. Elle le découvrit lors de concerts et personne, alors, ne plaçait sa musique ans la niche du blues. Depuis 1962, Harman est un parrain de cette scène insouciante en apparence, qui n'a pas besoin de ressortir les reliques pour retrouver le mojo mais prouve avec Bonetime qu'il est capable, après six ans sans album, de produire une oeuvre cohérente, originale, et divertissante en diable. Tout est mis au service des chansons, on en oublie de remarquer le jeu des musiciens, pourtant excellents. Les chansons viennent se gonfler de choeurs, ceux de Kane, par exemple. On démarre sur les chapeaux de roue, sur la chanson titre et par une intro à l'harmonica, avant que la voix toujours avenante du maître lâche un couplet en forme de déclaration d'amour biaisée comme il les multiplie - avec juste la déférence qu'il faut pour ne pas passer pour un goujat. Puis vient un de ces soli qui ont biberonné Laura Chavez, la coéquipière de Candye Kane sur ses propres disques. Tout s'enchaîne à merveille, sans hésitation, sur des rythmes parfois lancinants (Ain't It Crazy) ou des influences rythm and blues ou vaudou (Blue Strechman Tattoo pourrait être sur le nouvel album de Dr John), décrivant des personnages en décalage, obsédé par la luxure bon enfant et les vieux gris gris de la musique blues.

http://electrofi.com/

Téléchargement gratuit :

http://mp3rally.com/2015/02/25/james-harman-bonetime-2015/

JOE & VICKY PRICE - Night Owls (2015)






O
fait main, rugueux, ludique
blues 

Aux croisées des routes qui mènent à Chicago, depuis 1982 Joe & Vicki Price se sont mis à jouer ensemble. En 1987 ils se sont mariés. Depuis, en dehors des accolades récoltées en particulier par Joe Price par la profession, ils ont fait les premières parties de Buddy Guy, John Lee Hooker, Willie Dixon, Pine Top Perkins, Homesick James, Honeyboy Edwards, Louisiana Red, Al Green, Greg Brown ou Iris DeMent. Leur blues est très fun, repose beaucoup sur l'utilisation du bottle neck et une approche en apparence très rudimentaire et fait maison du blues, débarrassée de toute prétention guindée. Après avoir sortir des albums chacun de leur côté en 2008 et 2009, puis avoir récolté un Award en 2010, Night Owls est l'un de ces albums qui passeront inaperçus en France mais seront appréciés par les amateurs de blues comme ceux de folk révèrent les enregistrements si riches et amusants de Michael Hurley. Il alternent les chansons de Joe et de Vicky, car les deux en écrivent, comme dans l'ambiance spontanée d'un club tel le Buddy Guy's Legends à Chicago, où ils se produisent. Leur inspiration prend sa source à la campagne, d'où leur fierté d'avoir remporté le prix de meilleure chanson blues pour Hornet Nest, une idée venue à Joe Price alors qu'il s'est retrouvé la cible d'un nid de guêpes dans un grange. 

http://www.cdbaby.com/cd/joeandvickiprice

dimanche 12 avril 2015

VILLAGERS - Article (2013)


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VILLAGERS - Darling Arithmetic (2015)


OO
folk alternatif
intimiste, lucide

Au temps du dernier album, alors qu'il s'amusait avec un humour littéraire à brouiller les pistes, on imaginait pas que Conor O'Brien battrait en retraite vers le divan de sa thérapie, affrontant le seul capable de juger ce qu'il a fait : lui-même, plus jeune. Il a donc du se fabriquer un autre 'moi' plus âgé. Il devait inévitablement ressembler à une version plus irlandaise de lui-même, entendez se faire pousser la barbe. Et enregistrer seul, sans fioritures. La plus belle façon de poser les bases de l'exercice plus épineux qu'il n'y paraît, était de déclarer, depuis une position assise, nouvelle pour l'auditeur : "Cela m'a pris un peu de temps pour être honnête, cela m'a pris un peu de temps pour devenir moi-même." 
Dans la chanson d'amour nocturne Dawning on me, il prend la position couchée et retranscrit le mieux ce sentiment de calme qui vient en regarder l’insondable chaleur de la nuit, tout en établissant des forces nouvelles, venant du fond de son coeur. "Ainsi je marche le long du littoral... commence t-il sur Soul Serene, une belle méditation qui profite de toute la science du - lent- tempo chère à villagers depuis leur débuts, cette lenteur qui leur a valu l'étiquette folk sans doute un peu mou malgré tous les moments enlevés que pourront compter leurs albums. Avec un brin d'ironie, il recherche sa place sur Hot Scary Summer ("Nouxs devenions bons pour prétendre/et la prétention nous a bien eus") Le mellotron nous fait flotter jusqu'aux phrases finales "On voyage droit au cœur de cet été moite et effrayant'. Une chanson bouleversante quand elle sera chantée face aux spectateurs. Little Bigot c'est un peu comme si un John Lennon Irlandais s'en prenait à une jeunesse dont il sait qu'elle est la dernière ressource face à la déliquescence du monde. Comme Lennon, il nous dit que l'amour est 'tout', qu'il peut résoudre les conflits et rendre le monde meilleur. 
Plus loin, So Naïve termine l'album de façon étrange, sur une note suggestive qui attend sa résolution. Il n'y a pas de résolution quand on est dans l'honnêteté, et c'est bien dans le ton d'un disque plus direct, auquel suffisent la guitare, le piano, la voix qui parfois transcende tout et quelques ambiances lunaires. 

Paroles/Lyrics 

VILLAGERS - Paroles de Darling Arithmetic (2015)

Chronique de l'album ici

Courage

Took a little time to get where I wanted
It took a little time to get free
It took a little time to be honest
It took a little time to be me
I took a little lover but then we parted
I took a little time to get over this
From time to time, I get heavyhearted
Thinking of how you used to kiss
Courage
It's a feeling like no other
Let me tell you, yeah
Courage
In harmony with something other than your ego
Courage
The sweet belief of knowing nothing comes for free

Do you really wanna know,
About these lines on my face?
Well, each and every one is testament to
All the mistakes I've had to make
To find courage
It's a feeling like no other
Let me tell you, yeah
Courage
In harmony with something other than your ego
Courage
The sweet belief of knowing nothing comes for free
For free...
Courage
It's a feeling like no other
Let me tell you, yeah
Courage
And harmony with something other than your ego
Courage
The sweet belief of knowing nothing comes for free


Dawning on Me

I've been awake for so long now
just can't get to sleep
you've been tugging at my eyelids
you've been dawning on me
and there's a light coming through the window
but all I can see
is the light of your love
you've been dawning on me

The Soul Serene


So I go walking on the shore
And wonder what I am walking for
Rain falling in the stream
as I try to figure
I tried to figure out what it all means
And I find chameleon dreams
in my mind
Took a little ride on the carousel
When will it end I can never tell
keep spinning until the soul serene
until I got no reason
I've got no reason to figure out what it means
and I find chameleon dreams in my mind
step into the soul serene
the soul serene
step into the soul serene
step into the soul serene
the soul serene
where have you been


à suivre

THE MOUNTAIN GOATS - Paroles de Beat the Champ (2015)

Chronique de l'album ici

Southern territory

(Verse)
Small screen, July evenin' view up and down Grand Avenue
Where the legends get made, out with the boys' brigade
Part of the motorcade, flew home from Texas last night
Slept on the flight, work like a dog all day
Born to chase cars away die on the road someday
I try to remember what life was like long ago
But it's gone, u know, climb the turnbuckle high
Take 2 falls out of 3, blackout from local T.V.

(Verse 2)
Stand in that cold empty hall, wait for ur name to get called
Burn like hillsides on fire, in the squall of the ring-side choir
High as a wire, nearly drive Danny's nose back into his brain
All the cheap seats go insane, keep my eyes open and try to think straight
No one drives on the 60 this late, feel like the last person alive
Francisquito to Glenshaw Drive, I try to remember to write in the diary
That my son gave me, climb the turnbuckle high
Take 2 falls out of 3, blackout from local T.V.

Stabbed to Death outsdie San Juan

The winter is wet & the summer is hot
Take a match in Puerto Rico, why not
Power & adrenaline flowin' like amber
From the recesses of the earth, put on ur waders
& twitch when the water runs high sometimes
Twitch when the tide ebbs low
See the sights, maybe go downtown
Sometimes u get some heat, sometimes it follows u around
When the blade hits the bone, every body hears it sing
Shower room full of people, no one hears a god damned thing
A twitch when the current runs wild sometimes
Twitch when the contact howls
All that racket out there in the arena
I am on a stretcher, here come the cleaners
& the sky goes dark & there I am
Climbin' down the Hertzsprung-Russell diagram
I drop from the top of my tall steel cage
Drop to the concrete floor

The ballad of Bull Ramos

(Verse)
Drive a great big truck when I'm old, when I'm old
Haul the wrecks down to the wreck yard, help the boys unload
Keep my hair nice & long becos' I can, becos' I can
Any of my old friends who have no place to turn to
They know to call me any time they come thru'

(Chorus)
Never die, never die
Stand with a bullwhip in my hand
& rise, rise
In the desert sand

(Verse 2)
Work days, work nights, finally get laid up
By a piece of broken glass on the floor of the shop
& the doctor recognizes me as the operatin' theater goes dim
Aren't u that ole' wrestler with the bullwhip?!
Yessir, that's me, I'm him!

(Bridge)
Get around fine on 1 leg
Lose a kidney, then go blind
Sit on my porch in Houston
Let the good times dance across my mind 

(Chorus)

Unmasked !

(Verse)
Rain beats down, down on the outer walls
Down on the skylight, where the streetlights
Shine like unquenchable coals & I’m up high, tryna say goodbye
The only way I know how, crude & graceless
Peekin' through the eye holes, seein' the real u

(Chorus)
And just after midnight
When it feels like it's gettin' late
I will reveal u, I will reveal u

(Verse 2)
Crowd's half-gone, just a few hangers ons
Come to see me finally tear thru' the stitchin' at last
And u don't care, u look almost relieved down there
Like you're free, like u can breathe now
Like they've sawn off ur cast, just 1 mo' sleeper to see thru'

(Chorus)
And by way of honorin' the things we once both held dear
I will reveal u I Will reveal u, cast of 1000s
But we were the real 2 & when I'm alone
Befo' a mirror late at night, I will reveal u, I will reveal u

The Legend Of Chavo Guerrero

Born down in El Paso where the tumbleweeds blow
To the middleweight champ of all of Mexico
Dad fought many bloody battles and raised four sons
Chavo was the oldest one
Old man Gory could pop like a live grenade
Raised his boys in the way of the trade
Hector and Mando, young Eddie G
Chavo meant the most to me

[Chorus:]
Look high
It's my last hope
Chavo Guerrero
Coming off the top rope

He came from Texas seeking fortune and fame
Rose pretty quickly to the top of his game
Defender of the downtrodden, king of the hill
Tag-team champion with Al Madril
Before a black and white TV in the middle of the night
I'm lying on the floor, I'm bathed in blue light
With the telecast in Spanish, I can understand some
And I need justice in my life, here it comes

[Chorus]

Red Shoes Dugan
Holding his arm high all out of breath
I hated all of Chavo's enemies
I would pray nightly for their death
Descending like fire
On the people who deserved it most
Always completely unknown
Outside of Texas and the West Coast

He was my hero back when I was a kid
You let me down but Chavo never once did
You called him names to try to get beneath my skin
Now your ashes are scattered on the wind
I heard his son got famous, he went nationwide
Coast-to-coast with his dad by his side
I don't know if that's true but I've been told
It's real sweet to grow old

[Chorus]

Heel Turn 2

Get stomped like a snake
Lie down in the dirt
Cling to my convictions
Even when I get hurt

Be an upstanding, well-loved man
About town
In your child’s mind that’s
How it goes down
But I try the losing side

I don’t want to die in here
I don’t want to die in here

Drift down into the new dark light
Without any reservations
You found my breaking point
Congratulations

Spend too much of my life
Now trying to play fair
Throw my better self overboard
Shoot at him when he comes up for air
Come unhinged
Get revenge

I don’t want to die in here
I don’t want to die in here

Stay good under pressure
For years and years and years
President of the fan club
Up there choking on his tears

Let all the trash rain down
From way up in the rafters
I’m walking out of here in one piece
Don’t care what comes after
Drive the wedge
Torch the bridge

I don’t want to die in here

I don’t want to die in here

Animal Mask

Eighteen-man steel cage free for all
Through the noise I hear u call for help
U can't protect yoself, frog mask & yellow cape
So desperate to escape
I came to u, hands wrapped in adhesive tape
That was when we were young & green
In the dawnin' hours of our team

(Chorus)
Some things u will remember
Some things stay sweet foreva

(Verse 2)
Seen u backstage once or twice
Animal gimmick pops real nice 
Elbows sweep & tiger dance
Lil extra fighter's chance 
'Hold on' I cried, 'I'll be right there'
Pull ur mask down through ur hair
They won't see u, not until u want them to
That was when we were green & young
Battle cry risin' from ur tongue

(Chorus)

Chocked out

Diamonds in the firmament 
All reserves completely spent 
Someone set up the oxygen tent
Everybody here's real proud to present
Choked out! 200 dolla take all purse 
Half Nelson to Suplex reverse
Worried look on the face of the ringside nurse
At one, for once, with the universe
Choked out! Choked out, choked out, choked out!
I stretch & strain with all my might
Drift off into the velvety arms of the night
Kick & claw & scratch & bite
Fire up the grill, everybody eats tonight
Choked out! No brakes down
An endless dark incline
Most of the boys won't eva cross this line
If they all want to die dead broke that's fine, that's fine
Everybody's got their limits, nobody's found mine
Crowd screamin' like hounds at the heat of the chase
All the colours of the rainbow flood my face
I lift right off into space
I can see the future, it's a real dark place
Choked out, choked out, choked out
Choked out, choked out, choked out

Fire Editoral

Too blinded in Detroit! Somethin' must be done
Jaws droppin' at ringside in the blood tide
When the fireball hits
Down Indiana way, make them check their guns
Real tears when it's ova, smell the sulfur
When the dark vault splits
Lord of the hidden pocket knife
Tawdry dreams all come to life
Save yoselves, save this town
Save everythin' not nailed down
War in Ontario! Dead befo' the bell
Crushed hopes of the young breed
All the best bleed, all the proud boys break
Who will stand befo' the flood?
Who will mop up all the blood?
Who's alone?! Skin, bone, steel, stone
Swim or drown, save this town
Save everythin' not nailed down

Hair Mask

U will be maybe lungin' for the bad guy’s hip
No one anticipates the sunset flip
The referee & ur opponent will hold u there
& we're gonna bring in a foldin' chair
We'll stipulate that there will be no cameras filmin'
But of course there will be several in the buildin'
& if by chance somebody hits record
& stands real still somewhere back behind the soundboard
Cheap electric razor from the Thrifty down the street
2 guys down around ur ankles so u will stay put in ur seat
Buzzin' razor held aloft & just about to strike
I luvd u befo' I even eva knew what luv was like
Some people leave befo' it's over, but most of them stay
Some hide behind their programs, some turn away
Out in the parkin' lot u look up at the stars & all the cheap cars

Luna

The winter is wet & the summer is hot
Take a match in Puerto Rico, why not
Power & adrenaline flowin' like amber
From the recesses of the earth, put on ur waders
& twitch when the water runs high sometimes
Twitch when the tide ebbs low
See the sights, maybe go downtown
Sometimes u get some heat, sometimes it follows u around
When the blade hits the bone, every body hears it sing
Shower room full of people, no one hears a god damned thing
A twitch when the current runs wild sometimes
Twitch when the contact howls
All that racket out there in the arena
I am on a stretcher, here come the cleaners
& the sky goes dark & there I am
Climbin' down the Hertzsprung-Russell diagram
I drop from the top of my tall steel cage
Drop to the concrete floor

Foreign Object

(verse)
Whipped like a dog, down on the cards
Square in the spotlight sweatin' real hard
All soaked in blood like a newborn babe
Sharp thing hidden in my hand shaped like an astrolabe

(Chorus)
Gonna stick u in the eye with a foreign object
Gonna poke u in the eye with a foreign object

(Verse 2)
March through the red mist, neva get my vision clear
Learn to luv this kind of atmosphere
Strike funny poses, keep my weapon hand low
Whip my head around a lil, get blood on the front row

(Chorus)

(Bridge)
Sink my teeth into ur scalp, take a nice big bite
Save nothin' for the cameras, play the angles all night
1 of these days my legs will both snap like twigs
If u can't beat em make em bleed like pigs 

(Chorus)

Werewolf Gimmick


I was not there for rehearsal, I don’t need it any more
when I show up just in time to pop you can clear the goddamn floor
empty out the locker room, let me find my space
let him who thinks he knows no fear look well upon my face

nameless bodies in unremembered rooms
know how a man becomes a beast when the wolfbane blooms

sail past all the grasping hands, floodlights white and hot
bring my vision into focus, find out what I’ve got
some sniveling local babyface with an angle he can’t sell
full werewolf off the buckle like an angel straight from hell

nameless bodies in unremembered rooms
run howling through the carnage when the wolfbane blooms

half the city sound asleep and safe inside their beds
get lost inside my thoughts and nearly tear his face to shreds

blood pooling on the canvas as the atmosphere gets hushed
bring your heroes to the wolf’s den, watch them all get crushed
get told to maybe dial it back backstage later on
everyone still in this building right now: dead before the dawn

nameless bodies in unremembered rooms
the pure at heart go putrid when the wolfbane blooms

vendredi 10 avril 2015

JJ GREY & MOFRO - OL'GLORY (2015)




OO
groovy, funky
blues rock, funk, soul, country rock

C'est un de ces grands albums entre potes qui regardent effrontément vers le soleil. Parcourus d'un énorme groove funk, de soul bien léchée, de rock n' roll gallinacé à soli droit sorti des seventies, de country rock, pour que jamais la machine ne s'essouffle. De quoi proposer des concerts juke-box. 
On a beau se trouver en Floride, pour une fois, c'est un musicien humble et chaleureux, frappé par la patte funk du chanteur country Jerry Reed, par Otis Redding et par l'ombre inévitable du Lynyrd Skynyrd d'avant le dérapage. "Je viens d'une famille de la vieille école, très typique du sud, confie t-il au magazine Soul Bag. "Là ou j'ai grandi, c'était moitié blanc, moitié noir, sans "minorité". Ma famille et un drôle de mélange." Il grandit au milieu des exploitations de poulets.
Douze valeureuses chansons écrites avec une inspiration puissante, une simplicité de ton qui invite chacun de quitter son champ et de rejoindre la party. JJ Grey & Mofro jouent comme un vieux groupe, mais un qui tente la rédemption après chaque refrain. Les citadins de la grande ville finissent invités, eux aussi. Everything is a Song secoue avec la fièvre des hommes de la terre, puis on gagne peu à peu l'apesanteur, au fur et à mesure que tout le beau monde rejoint (Luther Dickinson,des North Mississippi Allstars et Black Crowes, ou Derek Trucks, des superstars du sud Tedeshi-Trucks Band dont JJ GREY mérite de partager le succès. Leurs forces se rangent derrière la vitalité de Brave Lil' Fighter ou Tic Tac Toe et des ballades ou la voix rutile par dessus les cuivres, Light a Candle  et Home in the Sky. 

samedi 4 avril 2015

JAY WILLIAM HENDERSON - Hymns to My Amnesia (2014)




OO

lyrique, sensible, soigné

country alternative

Le ton est sombre, dès les premières paroles : “You fool, you fucking fool. You’ve created this torturous mess.” La voix rappelle Father John Misty. Jay Henderson a déjà gagné la réputation d'un parolier recherchant l'ombre, mais une histoire n'éclaire jamais qu'en projetant de l'ombre. Ces chansons rudes se déploient parfaitement dans un rythme à la lenteur élégiaque.  Cet album a aussi été enregistré avec en tête les paysages majestueux de l'Utah, d'où Henderson est originaire et qu'il sait photographier avec talent. Désormais à Nashville, il a enregistré dans une perfection ouatée et mélancolique, dans une ambiance à la Harvest (1972), de Neil Young, accompagné d'une dizaine de musiciens et un trio de chanteuses pour les chœurs. Heart & Hand est l'une des chansons les plus bouleversantes depuis longtemps, jusque dans l'apparition simultanée d'un harmonica et de la pedal steel, deux instrument traditionnels, joués de la façon la plus déchirante au monde. A partir de ce petit bijou, les chansons s'allongent jusqu'au sursaut de Tide puis à la longue digression qui s’appelle de façon paradoxale, Ain't Looking Back. Cet album m'aillant vraiment impressionné par sa force, et au vu de l'absence de presse sur Jay William Henderson en français, j'ai contacté l'intéressé pour réaliser une interview. A suivre...

http://jaywilliamhenderson.bandcamp.com/album/hymns-to-my-amnesia

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